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  • aksibi 4:09 pm on 24 May 2012 Permalien | Répondre
    Tags : Animation -bibliothèque publique -bibliothèque humaine -bibliothèque vivante   

    Bibliothèque humaine: bibliothèque vivante 

    Dans une bibliothèque humaine, aussi appelée bibliothèque vivante, les lecteurs n’y vont pas pour emprunter et de retourner les livres comme ils le font dans une normale. Mais les livres dans une bibliothèque humaine sont de vraies personnes qui se livrent au lecteur dans un dialogue direct. Aussi, les lecteurs ne peuvent pas prendre un livre vivant hors de la bibliothèque.
    L’implication de la responsabilité sociale des seniors en bonne santé dans les bibliothèques, relève des tentatives de la transmission de la mémoire vivante que l’on trouvait jadis en Afrique ou en Asie. Par exemple, les bibliothèques « humaines » (http://humanlibrary.org), faisant partager les expériences des personnes vivantes, mettent en valeur d’une façon vivante et verbalisée des témoignages probants. Les bibliothèques peuvent ainsi servir de plate-forme interactive pour promouvoir la compréhension mutuelle entre les générations en cultivant les aptitudes des jeunes, leurs habiletés avec les nouvelles techniques et en mettant en relief leurs esprits volontaristes.
    Ces acteurs, générations et institutions, essayent d’introduire des nouvelles formes de solidarité dans les sociétés contemporaines, tout en dénonçant les causes de la crise.

     
  • aksibi 10:31 pm on 7 May 2012 Permalien | Répondre  

    Les indignés inventent la “bibliotente” USA: 

    Pour tenir dans la durée, les militants du mouvement “Occupy Wall Street” s’organisent. A New York, Boston et dans plusieurs autres campements, des coins bibliothèque ont fait leur apparition pour occuper le terrain… et les esprits.
    La ville de Boston, qui abrite la première grande bibliothèque publique ouverte aux Etats-Unis, possède désormais un tout nouveau coin lecture, un peu moins majestueux. Installée sous une tente militaire, la bibliothèque du camp Occupy Boston, sur Dewey Square, offre une myriade d’ouvrages érudits à emprunter, sans date de retour ni frais pour restitution tardive.
    Sa collection, qui comprend plus de 500 volumes classés par genre (consumérisme, identité sexuelle, militantisme/organisation) et ne cesse de croître, est gérée par un libraire et un petit groupe de bibliothécaires qui soutiennent le mouvement. La bibliothèque constitue également, au fur et à mesure, les archives des comptes-rendus de réunion et des propositions d’Occupy Boston, et vient de mettre en place un programme d’ateliers d’écriture et de discours.
    Pour John Ford, 30 ans, qui a fermé temporairement Metacomet, sa librairie alternative de Plymouth, pour pouvoir s’occuper de cette “bibliotente”, il s’agit d’aider les manifestants à mieux comprendre les systèmes politiques qu’ils jugent insatisfaisants et à explorer les alternatives.”J’espère qu’au minimum, cela incite les gens à réfléchir sur ce qu’ils font ici,”souligne-t-il.

    Occupy Boston n’est pas la seule branche du mouvement à posséder sa propre bibliothèque. A New York, les occupants de Zuccotti Park en ont une aussi, tout comme les campements de Los Angeles ou de Portland, dans l’Oregon, et quelques autres. La bibliothèque de Zuccotti Park a la particularité d’être à la merci des éléments, car les manifestants new-yorkais n’ont pas obtenu le droit d’installer des tentes. “Plusieurs personnes sont allées à New York et ont trouvé qu’ils étaient moins bien organisés que nous – cela me fait plaisir, reconnaît Vered Meir, une bibliothécaire bénévole de Boston. Même si ça n’est pas une compétition !”
    Reste que tenir une bibliotente présente plus d’une difficulté. Selon John Ford, le mouvement reçoit des dons pouvant atteindre 50 livres par jour et les volumes entrent plus vite qu’ils ne peuvent être empruntés par les lecteurs. L’un deux, Stephen Squibb, un étudiant de Harvard âgé de 28 ans est penché dans un coin de la bibliothèque sur son ordinateur portable posé entre un exemplaire de La Théorie des sentiments moraux d’Adam Smith et un paquet de cigarettes.

    Il a passé sa journée là, à jongler entre ses devoirs, son travail de bénévole et les articles qu’il écrit pour le magazine littéraire n+1 et la revue Artforum. “Franchement, je sais pas ce qu’il se passe avec ces livres, je me sens bien ici”, s’étonne Stephen Squibb. “Jamais je n’ai été aussi productif.” Ilya Slavinski, 24 ans, travaille pour une organisation à but non lucratif et faisait partie des 141 personnes arrêtées lors d’une récente confrontation avec la police. Il est venu à la bibliothèque, car il voulait en savoir plus sur l’historien Howard Zinn, célèbre auteur d’une Histoire populaire des Etats-Unis qui dépeint le pays comme un endroit où les privilégiés abusent des opprimés. “J’ai beaucoup entendu parler d’Howard Zinn comme étant l’historien des Etats-Unis le plus honnête”, explique le jeune homme.

    Noam Chomsky fait également partie des auteurs très recherchés à la bibliothèque d’Occupy Boston. Il a même sa propre section, baptisée “Papa Noam etc.” Le linguiste et philosophe est d’ailleurs venu s’exprimer le 30 octobre devant les manifestants bostoniens. John Ford était ravi : “C’était extraordinaire de l’avoir ici : il est un peu le saint patron de l’idéalisme de gauche.”
    Pour certains, les livres sont une distraction nécessaire face aux dures réalités de la vie sous la tente. Quand elle a eu besoin d’un moment de répit, Kassandra Ledesma, 18 ans, est allée à la bibliothèque emprunter La Nuit, d’Elie Wiesel. “C’est un livre que j’ai lu au lycée”, précise Kassandra, qui campe à Dewey Square depuis près de deux semaines. “Tu es sous ta tente, avec un bouquin, tu fais relâche. C’est un moment rien qu’à soi, un moment de clarté.”
    Jess Bidgood
    Publié par Poètes Indignes le 29/10/2011
    Source: http://www.courrierinternational.com

     
  • aksibi 10:00 pm on 7 May 2012 Permalien | Répondre  

    Tunisie. Le livre, arme suprême contre l’obscurantisme”Reportage de Zohra Abid “ 

    l’avenue Habib Bourguiba à Tunis s’est métamorphosée mercredi 18/04/2012 en une bibliothèque à ciel ouvert. ‘‘L’avenue ta9ra’’ (L’avenue lit), dans l’ivresse de la liberté retrouvée.

    ________________________________________
    Un peu avant le coucher du soleil, une belle parcelle de «L’avenue» (comme aiment l’appeler les Tunisiens) s’est remplie d’hommes et de femmes, de petits et de grands. Une marée humaine a investi les trottoirs à droite et à gauche ainsi que le terre-plein central. Les terrasses de cafés ont affiché complets. Et tout le monde est absorbé par ce qu’il lit ou fait semblant de lire.

    La lecture est une fête.
    Silence, on lit…
    A l’appel lancé sur les réseaux sociaux par un groupe de Tunisiens, des centaines voire des milliers de personnes ont répondu présents à l’heure indiquée (18 heures). Ni cris ni tapages ni slogans mais une manifestation silencieuse sans même l’autorisation du ministère de l’Intérieur. L’emblème du jour: un livre à la main.
    Sur les marches du Théâtre municipal, des lecteurs et des lectrices de tous âges. A côté, à même le sol, sur la partie piétonne de «L’avenue», des centaines de personnes. Difficile de les compter. Ici, sous un parasol, un groupe de filles et de garçons, autour d’une table, sirote un soda, un café ou un thé à la menthe. Tous plongés dans leur petit univers livresque. Ici, un père de famille avec femme et enfants, noyés aussi dans leurs lectures. Là, au pied d’un tronc d’arbre, une foule de gens, tous en train de lire. Au milieu de ce beau monde, un gamin d’une dizaine d’années vend ses roses, à 2 dinars la tige. Plus loin, devant la librairie Al Kitab, des filles, des garçons, des Tunisiens et des touristes (français et italiens), semblent absorbés par le livre qu’il feuillètent. A quelques pas de là, on a mis une «mida» (une table traditionnelle) et tout autour, des filles et des garçons lisent. Ils semblent plongés dans leur lecture. Enfin, ils font mine… Doux théâtre où l’apparence est recherchée comme un signe, une parole, une prise de position… Et c’est le cas.

    Dites-moi ce que vous lisez…
    Ces gens ne revendiquent rien, ne défendent personne, ne roulent pour aucun parti. On est loin de la politique, on en est bien loin. C’est le cas de ce monsieur qui offre gratuitement des livres. Des titres anciens. Des invendus de la librairie, certes, mais des livres tout de même.
    «Oui, nous avons distribué gratuitement ces livres. Nous avons aussi fait des promotions. Des livres qui coûtent 15 dinars ont été liquidés à 1 dinar seulement. En revanche, nous avons fait un bon chiffre d’affaires. C’est vraiment notre journée. Nous avons vendu les nouveautés. Les gens sont intéressés par tout ce qui a été écrit sur la révolution, sur les droits de la femme, sur les livres de droits», a dit à Kapitalis la caissière de la bibliothèque de «L’avenue», pleine comme un œuf.

    La lecture, à même le sol.
    Sur les ailes du désir
    18 heures, on le sait, c’est l’heure de la sortie des bureaux, qui plus est, le temps est printanier, et il y a du monde. On passe et on repasse, on se balade entre les grappes d’hommes et de femmes et aucun n’ose perturber les imperturbables lecteurs et lectrices. «Je suis venu avec ma prof de français. C’est elle qui a suggéré à toute la classe de se rendre à ‘‘L’avenue’’», raconte Wissem, un lycéen de l’Ariana. Sa copine s’est contentée de lancer un regard dans notre direction et a vite repris sa lecture.
    Marouan ne lit pas, mais il est sur des ailes de désir. Il prend la commande par-ci et sert par là, des cafés, de l’eau, des glaces… «En même pas une heure, j’ai déjà eu ma bonne part de pourboire», raconte, tout sourire, le garçon de café. Vous n’êtes pas dérangé par cette manifestation? «Non, elle est bien organisée. Comme celle du 20 mars. Pourvu qu’il n’y ait pas d’intrus. Bon, on va voir», a-t-il ajouté au passage. Et de préciser que «les commerçants, qui ont protesté contre les manifestations dans ‘‘L’avenue’’, sont ceux du marché parallèle, qui eux mêmes, sont dans l’illégalité».
    Un peu plus loin, vers la rue de Marseille, il n’y a plus rien. Sous les parasols, des gens attablés se payent un petit plaisir, esseulé ou en compagnie. On scrute en silence la manifestation muette. Incrédule. Goguenard…

    Sur les marche du théâtre, le livre.
    Sacré livre à consommer sans modération
    Quelques barbus en qamis afghan passent. Ils ne sont pas contents. Et tiennent à l’afficher, en discutent avec d’autres de leur âge. «Vous avez seulement voulu briser la décision du ministre de l’Intérieur. Vous me dites la lecture, le livre est sacré. Nous sommes musulmans et il n’y a de sacré que le saint Coran», lance l’un d’eux. Son aîné de vingt ans lui rétorque. «Dans le Coran, on incite les croyants à apprendre les sciences. A-t-on oublié que le premier verset est ‘‘Iqra’’ (Lis!). Si vous comprenez la valeur de la lecture, personne ne vous fera un lavage de cerveau. Vous avez l’âge de mon fils et je vous plains. Un livre, puis deux, puis trois et vous allez goûter au plaisir de la lecture, à l’autonomie et personne ne sera ton tuteur».
    La discussion, qui s’est échauffée, a fini par se calmer. Les jeunes barbus semblent comprendre ou faire semblant de comprendre le discours de cet enseignant de théologie. Au milieu de la foule, des hommes costauds tournent en rond. Ils tournent, suivent discrètement quelques jeunes, écoutent les discussions des uns et des autres. Et c’est tout.
    De l’autre côté de l’avenue, leurs collègues en uniforme, ne badinent pas. Ils viennent de menotter un quinquagénaire saoul. Il semble qu’il a dérangé les amoureux de la lecture. A quelques mètres de la place 14 Janvier, des tentes implantées. Les agents de la Protection civile affichent leurs slogans. Et rappellent aux passants leur noble mission.

    Merci de ne pas déranger
    Une petite heure et tout est fini. On évacue la place et on rentre tous à la maison. «Les Tunisiens ne se prosterneront jamais, et il n’y aura jamais de place à l’obscurantisme dans le pays», une phrase partagée vers 20 heures sur les réseaux sociaux.
    Qui a dit que la manifestation n’avait pas une connotation politique?

     
  • aksibi 3:34 am on 3 February 2011 Permalien | Répondre
    Tags : /droit du lecteur/non-lecture/   

    De l’importance des pratiques de non-lectures des bibliothécaires 

    Alors qu’est-ce que la lecture selon Pierre Bayard ? (presque toutes les citations qui suivent sont issues de son livre)
    La lecture est d’abord la non-lecture, et, même chez les grands lecteurs qui y consacrent leur existence, le geste de saisie et d’ouverture d’un livre masque toujours le geste inverse qui s’effectue en même temps et échappe de ce fait à l’attention : celui, involontaire de non-saisie et de fermeture de tous les livres qui auraient pu, dans un organisation du monde différente, être choisi à la place de l’heureux élu. (p. 23)
    Quelle magnifique définition négative de la lecture ! Transposons cette définition à internet aujourd’hui : la navigation implique la non-navigation, l’activité de consulter une page web masque celle de ne pas le faire sur un autre site, sur fond d’angoisse d’une information omniprésente et infinie. L’émergence et la montée récente en puissance de l’économie de l’attention depuis 1997 n’a de ce point de vue rien d’étonnant.
    Qu’importe le “support de mémoire“, puisque ce que l’économie tente de modéliser ce qui n’est rien d’autre qu’un phénomène essentiellement culturel, bien au delà de la lecture de livres : comment s’orienter dans les idées ? On pourrait dire que tout part d’une “curiosité primordiale”, volonté de chacun de comprendre un aspect du monde qui force la confrontation à un choix plus ou moins conscient : trouver ce vers quoi porter son attention. Parmi ceux qui déploient des stratégies pour le faire, certains ont une attitude assez particulière…
    “Pierre Bayard”

     
  • aksibi 3:29 am on 3 February 2011 Permalien | Répondre
    Tags : موت القراءة/موت القارئ/   

    .. الكتب تطارد قراءها 

    ..
    في مطلع كل عام اتفقد كدسة من الكتب على طاولتي يعلوها قليل من الغبار لأن يدي لم تمتد اليها خلال أشهر. انها الكتب التي أضعها جانباً منتظراً الفرصة السانحة لقراءتها… فتتكدس ولا أكتشفها إلا مطلع العام الجديد عندما أعتكف ساعات أراجع خلالها ما قرأت طوال العام وما لم أقرأ، محاسباً نفسي ولكن بلا عقاب. فالندم الذي يساورني في تلك اللحظات هو أهمّ عقاب يمكن أن ينزله المرء بنفسه. لكنني أكتشف أنني قرأت ما أمكنني أن اقرأه وأجّلت قراءة ما لم يمكنني ان أقرأه. الكتب التي قرأتها هي أصلاً الكتب التي تعنيني والتي لا يمكنني أن أهملها لأنها في صلب همومي، كاتباً وقارئاً في آن، ومعظمها ليس من الكتب التي تسلّي او تمتع قارئها، بل هي تتطلب جهداً في التركيز والملاحظة والتدوين… أما الكتب التي تتراكم، فهي الكتب التي آنس اليها قارئاً أولاً وأخيراً. لكنّ ما من كتاب لا يترك أثراً في نفس قارئه أياً يكن نوعه. هل هو الكسل أم ضيق الوقت أو اللهو خارج القراءة مثل الجلوس أمام الشاشة الصغيرة أو شاشة الإِنترنت؟ لا أملك جواباً. لكنني أعلم أنني قارئ جيد – مبدئياً – وأن القراءة تشغل وقتي أكثر من الكتابة… ومع أنني لا أشاهد التلفزيون أكثر من ساعة أو ساعتين في اليوم، ولا أطيل الجلوس أمام الإِنترنت، أجد الكتب تتراكم على طاولتي…

    كنا في المراهقة وما بعدها، نطارد الكتب مطاردة، وأذكر أنني كنت أقضي على مكتبة المدرسة خلال الأشهر الأولى ثم أروح أبحث عن الكتب أينما كان لي أن أبحث عنها، في المكتبات العامة أو في مكتبات بيوت الرفاق… كانت الحماسة للقراءة شديدة الاحتدام في تلك الأعوام وكانت الكتب قليلة… الآن أصبحت الكتب هي التي تطاردنا، حتى ليمكن القول ان القراءة تكاد تمسي مهنة تتطلب التفرّغ لها كاملاً. وعلى رغم كل الإغراءات العصرية التي يعدّها بعضهم السبب الأول لما يسمى موت القراءة وموت القارئ، تتراكم الكتب باستمرار وتطارد قراءها مطاردة مستميتة. أصبحت الكتب الآن متوافرة بشدّة، وليس على مَن يهوى القراءة إلا أن يقصد المكتبات والمعارض والدور أو يجلس أمام شاشة «الإِنترنت» التي تختصر مكتبات بكاملها، ليجد الكتب التي يبحث عنها.

    كان المشهد الذي يخيفني – وما زال – في مدينة مثل باريس هو مشهد الكتب التي تتدفق بالمئات والألوف الى الأسواق الشعبية، على الأرصفة أو في المكتبات التي تشتري الكتب المستعملة وتبيعها، أو في المستودعات التي تساق اليها الكتب التي لم تلق رواجاً والتي سرعان ما تتخلص المكتبات منها لئلا تشغل الواجهات وتحتل الأجنحة. تلال من الكتب تبدو كأنها مرميّة وتبحث عن من ينقذها من حال الكساد ويقرأها… لكن هذا الكساد وعدم الرواج ما كانا ليؤثرا سلباً في حركة النشر، فالكتب تتدفق سنوياً بأعداد هائلة لتلقى إما الرواج وإما الكساد والذهاب الى المستودعات والأرصفة… وهكذا دواليك.

    أصبحت الكتب تطارد قراءها والقراء باتوا يحارون ماذا يقرأون وماذا لا يقرأون، يسرقون الأوقات سرقة ليستسلموا الى هذه الهواية البديعة… الحياة تطاردهم، وإِغراءات الحياة الحديثة تتربص بهم، وشبح الزمن يتهدّدهم، وعليهم ازاء همومهم أن يجدوا متسعاً من وقتهم الضيق ليقرأوا.

    كنت أحسد صديقاً لي يعمل في مكتبة أحد المراكز الثقافية، يمضي وقته بين الكتب، يقرأها ويقلّبها متفرّغاً تماماً لهذه «الوظيفة»… عندما التقتيه اخيراً قال لي بحسرة أنه لم يعد يملك الوقت للقراءة في وظيفته، بعدما كثر عمل الفهرسة الإِلكترونية وإِحصاء العناوين وإِدراج الكتب الهائلة التي تفد اليهم في قائمات أو لوائح. قال لي: حتى نحن موظفي الكتب لم يعد يتسنّى لنا الوقت لنقرأ.

    كلما قرأت كتاباً لألبرتو مانغويل، هذا الكاتب الفريد، أُدهش أمام قدرته الخارقة على القراءة. فمعظم كتبه تدور حول القراءة نفسها بل ان الكتابة لديه ضرب من ضروب القراءة. هذا الأرجنتيني الأصل الذي يكتب بالإِنكليزية جعل مهمة الكاتب هي القراءة، وليست الكتابة في نظره إلا استعادة لما رسخ أو تبقى من فعل القراءة. هذا الكاتب هو من سليلة كتّاب كبار كانوا قراء كباراً في الحين نفسه، وفي مقدمهم خورجي لويس بورخيس الذي كان يتخيل الفردوس أشبه بمكتبة، والذي لم يكتشف عماءه إلا عندما بات غير قادر على القراءة وليس على الكتابة. ولا يمكن تناسي الإيطالي إمبرتو إيكو الذي جعل القراءة حالاً من أحوال الإدمان وإن كان إدماناً مشوباً بالخطر. هذا الكاتب الواسع المخيلة جعل من القراءة خرافة من خرافات الواقع الراهن. أما رولان بارت، الناقد الفرنسي الذي تحدث عن «لذة النص» فجعل من القراءة فعلاً ابداعياً يوازي الكتابة نفسها… ولدينا الجاحظ الذي ظل يكدّس الكتب من حوله حتى سقطت عليه ومات الميتة التي كان يتمناها، تحت الكتب وبينها…

    في مطلع كل عام أتفقد الكتب التي تراكمت على طاولتي وأتحسّر. لقد مضى العام ولم أتمكن من قراءتها. أما مصيرها فهو مصير الكتب التي تراكمت قبل عام وعامين أو ثلاثة، أكدّسها على الرفوف منتظراً فرصة سانحة لأعود اليها…
    عبده وازن
    دارالحياة الإثنين, 03 يناير 2011

 
  • aksibi 1:01 am on 26 November 2010 Permalien | Répondre
    Tags : motivation à la lecture   

    . Le projet coopératif suédois de lecture pour tous les enfants de Malmö . La mission du projet
    était de faire découvrir aux enfants la magie de la lecture Le groupe cible était
    constitué de tous enfants âgés de 9 ou 11 ans, au total 24 000 enfants ont participé.

     
  • aksibi 4:53 pm on 24 November 2010 Permalien | Répondre
    Tags : motivations lecture écriture Percutante livre choquant Envoutant Kafka   

    «On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si un livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? […] Un livre doit être une hache qui brise la mer gelée en nous».

    Franz Kafka ( 1883-1924 )
    République Tchèque

     
  • aksibi 9:45 am on 31 October 2010 Permalien | Répondre  

    la motivation à lecture précoce est une obligation 

    enfant-livre

     
  • aksibi 9:02 am on 30 October 2010 Permalien | Répondre  

    Lire à deux; c’est mieux !! 

     
  • aksibi 8:57 am on 30 October 2010 Permalien | Répondre  

    Graver l’habitude de la lecture chez l’enfant 

     
    • leila 10:51 on 16 décembre 2010 Permalien | Répondre

      C’est vrai, car toute connaissance acquise dès l’enfance est une pierre de base pour bâtir le pyramide de la personnalité de chaque personne , c’est pour cette raison que si on grave l’habitude de la lecture chez l’enfant, il deviendra plus tard un fan de lecture qui lui permettra de bâtir sa propre personnalité et son fond de connaissance.

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